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Thérapeute et maman : comment le neurofeedback a changé la vie de mon fils, puis la mienne

il y a 2 heures
3 min de lecture

Si vous m'aviez dit, il y a vingt ans, que je deviendrais thérapeute, j'aurais éclaté de rire. Rien dans mon parcours ne me destinait à ce métier. Et pourtant, c'est peut-être justement parce que j'ai longtemps cherché ma place que j'ai fini par la trouver ici, en tant que thérapeute spécialisée dans la gestion du stress et de l'anxiété.

Une scolarité qui n'a jamais été simple

Enfant, j'ai toujours eu énormément de mal à l'école, sans qu'on sache vraiment pourquoi. Me concentrer, comprendre les maths, l'orthographe, tout demandait un effort immense, pour des résultats qui ne suivaient jamais. À l'époque, on ne parlait pas encore de troubles de l'attention, de dyslexie ou de dyspraxie. On mettait juste une étiquette sur les enfants comme moi : "pas très scolaire".

J'ai fini par obtenir un diplôme équivalent au bac après un parcours semé d'embûches, puis je me suis orientée vers un BTS commercial, sans grand enthousiasme. Pas parce que j'étais bête, mais parce que le format scolaire classique n'était juste pas fait pour moi.

Une carrière commerciale de dix-sept ans

Tout a changé quand j'ai découvert le monde de la vente : le contact avec les clients, l'échange, la créativité à déployer à chaque situation. J'y ai trouvé ma place, au point d'y construire une carrière de dix-sept ans, jusqu'à ce qu'un changement de direction dans l'entreprise me pousse à partir, en quête d'un nouveau souffle professionnel.

Le choc qui a tout changé

C'est à cette période qu'un événement familial a bouleversé ma trajectoire. Nous avions changé nos enfants d'école. Pour mon plus jeune, ça a été un déchirement : il a pleuré tout un été entier, refusant de quitter ses amis. À la rentrée, les choses semblaient enfin s'arranger, jusqu'à ce que la directrice de son école m'appelle pour m'annoncer qu'il avait été mêlé, en simple témoin passif, à une scène de harcèlement entre élèves.

Quelques semaines plus tard, mon fils s'est mis à bégayer, lui qui n'avait jamais eu ce trouble auparavant.

Le parcours du combattant, puis la solution

Je n'étais absolument pas préparée à ce monde-là. J'ai essayé la sophrologie, l'hypnose, la kinésiologie : rien n'y faisait, il ne comprenait rien à ce qu'on lui demandait.

Puis j'ai découvert le neurofeedback pour enfant. Le principe est simple en apparence : l'enfant regarde un dessin animé pendant une trentaine de minutes, pendant que son cerveau apprend à s'autoréguler. Dès la deuxième ou troisième séance, mon fils est venu me trouver spontanément pour me dire que j'avais raison depuis le début, que cette école lui convenait finalement très bien. En faisant baisser son anxiété, la méthode lui avait permis de voir enfin sa situation telle qu'elle était réellement, et non plus à travers le filtre de la peur.

Au bout de quatre à cinq séances, le bégaiement avait complètement disparu.

Tout quitter pour cette méthode

Ce jour-là, j'ai annoncé à mon mari que je voulais tout quitter pour me former à cette méthode et en faire mon métier. Il a d'abord pensé que je perdais la tête. Mais j'avais vu, de mes propres yeux, ce que cette approche pouvait changer dans la vie d'un enfant. Je ne pouvais plus faire autrement.

J'ai démarché moi-même, par téléphone, les praticiens de santé de mon quartier pour trouver un premier local. C'est ainsi que j'ai commencé à exercer comme thérapeute à Paris 16, en partageant pendant plusieurs années le cabinet d'une pédiatre, avant d'ouvrir mon propre local des années plus tard, avec mon mari.

Depuis, je n'ai cessé d'élargir ma pratique, en me formant à d'autres approches complémentaires comme l'EMDR pour accompagner au mieux la dimension émotionnelle de mes patients.

Ce que cette histoire m'a appris

Le stress et l'anxiété ne se voient pas toujours directement. Ils se logent dans le corps, se manifestent par des symptômes qu'on ne relie pas immédiatement à leur cause réelle : un bégaiement, des troubles du sommeil, des douleurs. S'attaquer à la racine plutôt qu'au seul symptôme, c'est souvent ce qui fait toute la différence.

Et si mon propre parcours scolaire chaotique m'a longtemps semblé être une faiblesse, je réalise aujourd'hui qu'il m'a surtout appris une chose essentielle pour ce métier : la résilience, et la conviction profonde qu'il existe toujours un autre chemin quand le premier ne fonctionne pas.

La suite de cette série

Cette histoire, c'est la mienne. Mais au fil de mes années de pratique, j'ai accompagné des centaines de patients, chacun avec son propre chemin, ses propres blocages, et sa propre libération. Je vais partager, quasiment tous les jours, une nouvelle histoire de patient (toujours anonymisée) sur ce blog. Des parcours de vie réels, pour montrer concrètement comment le travail thérapeutique peut transformer une situation qui semblait bloquée.

Vous vous reconnaissez dans une situation similaire, pour vous ou votre enfant ? Prenez rendez-vous en ligne pour en discuter.

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